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Dans le cadre d'ASPIC nous nous limiterons à une description des menaces de type incendie et attaque NRBC.
Historiquement, la plupart des attaques terroristes sur des cibles civiles ont été perpétuées par le biais d'armes à feu ou d'explosifs.
C'est pourquoi dans la plupart des infrastructures sensibles la stratégie de défense vise à mettre en œuvre des moyens de prévention face à ces menaces
par le biais de portique de détection d'objet métallique et le scan des bagages par rayon X.
L'évolution actuelle du contexte international conduit à des risques accrus dans le domaine de la menace classique mais également dans le domaine
nucléaire, radiologique, biologique ou chimique.
Un examen de l’histoire internationale récente conduit, en effet, à admettre aujourd’hui l'éventualité d’une attaque terroriste mettant en oeuvre des
agents NRBC et visant des populations civiles. La perspective du terrorisme de grande ampleur a longtemps laissé sceptique nos sociétés,
cependant, l'utilisation de gaz Sarin dans le métro de Tokyo en 1995, la dissémination de lettre contenant des spores d'Anthrax aux EU en 2001,
la découverte de toxine de ricin dans un bureau du sénat à Washington en 2004 ou tout récemment en août 2006 à Londres la tentative déjouée
d’attentats chimiques ont levé le tabou du terrorisme chimique et biologique.
Aujourd'hui, en Europe et aux Etats-Unis on réévalue, depuis quelques années, les moyens en place pour prévenir et contrer de telles menaces,
particulièrement dans les endroits qui présentent une forte concentration de personnes, et il apparaît que les infrastructures aéroportuaires
représentent une cible privilégiée.
En effet, la forte concentration de personnes en perpétuelle allée et venue fait d'une aérogare un lieu où les terroristes peuvent agir
dans un complet anonymat. De plus, le fait que tout ou partie des voyageurs transportent des bagages rend d'autant plus difficile la
détection des menaces. La dispersion rapide des passagers des terminaux aériens vers des destinations dans le monde entier présente
également un fort risque de dissémination d'agents infectieux à grande échelle sur un temps réduit. L'épidémie de SRAS en 2003 en est une illustration.
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